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Atrophie vaginale - un tabou? En tous cas, personne n'en parle ou personne ne fait le lien entre cancer hormonal et atrophie.

Cancer du sein hormonal, mastectomie partielle 2 fois, puis radicale car 8 tumeurs, 3 ganglions atteints. Pas de reconstruction. Chimio, radio, anti-hormonothérapie. Je me trouve encore belle et la mastectomie ne m'embête pas. MAIS avec la ménopause de la chimio, puis celle de l'anastrozole et enfin la vraie mienne (59 ans), je me retrouve avec des problèmes d'ATROPOHIE VAGINALE. Personne, mais personne ne m'en a parlée. Pas même la gynécologue consultée qui m'a envoyée en physiothérapie. C'est la gentille physiothérapeute qui m'a appris qu'on n'en guérissait pas, qu'au mieux on tentait d'inverser le processus pour arriver à avoir des relations sexuelles MOINS douloureuses. Quant aux saignements, je fais des exercices, j'applique du Replens, j'utilise des dilatateurs vaginaux, du gel, etc. pour tenter d'améliorer ma condition. Bref, quelqu'un vous a-t-il parlé d'atrophie vaginale. Quand on arrive à avoir une relation sexuelle, il faut un partenaire ultra compréhensif, car cela fait mal, il le constate et se sent hyper mal. Pire, les membranes des parois vaginales sont si fragiles et si minces, qu'elles brisent et cela occasionne des saignements. Pauvre homme.... pauvre femme. Pauvres nous. Que peut-on faire? Il faut en parler. Selon ma gentille physiothérapeute, 100% des femmes ayant eu un cancer de l'utérus sont atteintes d'atrophie vaginales et +75% des femmes ayant été atteintes d'un cancer du sein HORMONAL Or, personne n'en parle. Est-ce tabou? Ou peut-être que les femmes ne font pas le lien entre leur condition et la chimio? Il faut lancer les discussions pour mettre en branle les réactions et lancer des recherches pour élaborer des solutions. Des idées?
Commentaires
Egalement le même problème, je prends du Létrozol depuis 3 ans, ma médecin n'a pas pu faire mon examen gynécologique, car c'était trop douloureux, c'est là que j'ai réalisé que j'avais une sécheresse vaginale importante, moi aussi on ne m' a pas informé de cette éventualité, je trouve cela aberrant qu'on nous informe pas de ce qui nous attend après le cancer, je suis même choqué;
Bonjour Nathalie, j’ai parlé à la Fondation afin qu’on puisse obtenir des ressources et de la documentation, en faire le sujet d’un atelier lors du prochain Forum, ou d’une conférence. Plus on en parlera, plus il se fera de la recherche. Pour l'instant, c'est à peu près le néant. Il faudrait idéalement que les équipes médicales qui nous suivent en fin de traitements NOUS AVISENT que le risque de sécheresse et d’atrophie vaginale parmi les femmes ayant subi un cancer du sein hormonal EST TRÈS ÉLEVÉ... en raison de la chimio et de l’anti-hormonothérapie, et que cela HYPOTHÈQUE UNE VIE. En étant au courant, on se surveillerait de près, on en parlerait à l’équipe qui nous suit en ''survivance'', à notre médecin de famille, à notre gynécologue. Eux n’abordent pas le sujet. En agissant très tôt, je suis d’avis qu’on pourrait agir avant que les dommages se rendent trop loin. Dans mon cas, j’utilise le Replens, les gels, la dilatation, et je fais des exercices Kegel très adaptés. Le but avec ma physiothérapeute est d’arriver à avoir des relations MOINS douloureuses SI j’arrive à avoir des relations avec pénétration. On n’est pas sorties du bois là. Sans partenaire depuis plusieurs mois, je ne savais pas que ma situation était si ''avancée''. L’avoir su, j’y aurais vu bien avant.... TABOU? On le dirait. Parlons-en!
Moi aussi je vis la même situation car je prends un bloqueur d'hormone due à un cancer du sein hormono-dépendant. Lorsqu'on m'a expliquer les effets secondaires, on n'a jamais abordé l'atrophie vaginale et ses conséquences.
J'ai 62 ans. J'ai essayé Replens, l'emploi de lubrifiant vaginal et dilatation mais ça n'aide pas assez.
Je suis incapable de supporter la pénétration car c'est trop douleureux et maintenant ça me stresse énormément.
Mon époux est très compréhensif mais moi je me sens très diminuée en tant que femme.
Oui c'est surement un tabou et tant que ça en sera un, aucune recherche ne sera faite pour améliorer le sort des femmes affectées par cette condition.
À ce point-ci j'ai comme fait le deuil de cet aspect de ma sexualité mais je voudrais dans le futur, quand moralement je me sentirai plus forte, consulter au privé avec une femme sexologue ou gynécologue. Peut-être qu'elle aurait d'autres pistes de solution.
Bonjour! Je suis un peu dans la même situation; atrophie de la muqueuse vaginale confirmée lors de mon dernier paptest. Conséquences des traitements de chimio + anti-oestrogènes (cancer du sein hormono-dépendant, stade 2 grade 2, diagnostiqué l'an dernier, j'ai bientôt 52 ans). Effectivement je ne m'attendais pas à ça, je savais que la chimio apportait quelques problèmes de gynéco, mais en plus avec l'hormonothérapie...on doit faire un certain "deuil" sur plusieurs aspect de notre anatomie! C'est tout récent pour moi, alors pour le moment je "deale" bien avec le problème (mon conjoint aussi) mais j'avoue qu'on n'en parle pas assez. Alors je te comprends à 100%! ;)
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